La programmation scientifique s’articule autour de la thématique générale Villes : espaces, cultures et sociétés, qui prolonge le travail de fond entrepris par le Laboratoire. Elle repose sur sept axes qui structurent et donnent cohérence aux travaux prévus pour les quatre années de la subvention : quatre axes thématiques et trois axes transversaux qui viennent enrichir la programmation. Cette orientation s’inscrit dans la continuité de la mission qui anime l’équipe en partenariat depuis sa création.

L’axe thématique 2 — Lieux urbains, cultures citadines et cadres de vie — s’attache à comprendre les dynamiques urbaines et les formes d’organisation de la ville en explorant des lieux significatifs et le patrimoine urbain, qu’il soit identifié, imaginé ou préservé.
Objectifs :
- Saisir les dynamiques urbaines et leurs formes d’organisation à travers des lieux significatifs et le patrimoine urbain.
- Mettre en lumière des aspects moins connus de l’histoire urbaine montréalaise.
- Contribuer à une meilleure compréhension du patrimoine en caractérisant des sites emblématiques, mais encore insuffisamment documentés.
Projets en cours
Paul-André Linteau, UQAM
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
La recherche en partenariat engendre une riche moisson de produits et d’événements culturels, certains parrainés par le Laboratoire, d’autres par ses partenaires. Figurent parmi ces réalisations collectives de nombreuses expositions, des sites et contenus Internet et plusieurs activités et publications grand public destinées aux amateurs de patrimoine et d’histoire. Le Laboratoire propose aussi un cycle annuel de tables rondes, conférences et visites commentées d’exposition.
Paul-André Linteau, UQAM
Mario Robert, Ville de Montréal
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Fondée en 1642, Montréal a une histoire riche et diversifiée, s’étendant sur plusieurs siècles. La Chronologie de Montréal permet d’en identifier les moments les plus marquants. S’adressant autant aux amateurs d’histoire qu’aux spécialistes, elle fournit un cadre de référence et permet de l’aborder sous plusieurs angles. Elle s’ajoute à la Bibliographie sur l’histoire de Montréal, également disponible en ligne.
Cette recherche s’inscrit dans le vaste projet Nourrir un quartier, nourrir la ville. Elle vise à mieux comprendre la commercialisation des produits alimentaires en milieu populaire montréalais, de 1947 à 1963, en même temps qu’à permettre la découverte d’un riche patrimoine archivistique. Le projet se concentre sur une partie d’un quartier aujourd’hui disparue, le quadrilatère formé par les rues Papineau-Wolfe, Dorchester (René-Lévesque)-Craig (Saint-Antoine). Ce dernier subit des transformations majeures durant cette période. À la lumière de ces changements, la recherche a pour objectif d’examiner la nature et l’évolution des commerces de l’alimentation ainsi que leur déploiement dans l’espace; d’identifier certaines caractéristiques des commerçants pour mieux saisir leur importance dans le tissu social d’un vieux quartier industriel situé non loin mais en marge d’un centre-ville. Le projet doit mener à la réalisation d’un article et l’utilisation des techniques novatrices de la géolocalisation favorisera la mise en valeur des résultats de la recherche.
Josée Lefebvre, MEM – Centre des mémoires montréalaises
Le site Web Mémoires des Montréalais est une création du MEM – Centre des mémoires montréalaises, à laquelle collabore ponctuellement le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal. La plateforme Web lancée en juin 2016 rend accessible à un vaste public un savoir et une expertise créés par le Centre au fil de ses nombreux projets. Le site s’enrichit régulièrement au gré des projets et des collaborations., Plus de 500 articles et de nombreux dossiers thématiques permettent de découvrir la ville autrement.
Jean-François Palomino, BAnQ
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Joanne Burgess, UQAM
Mené conjointement par BAnQ et par le LHPM, le projet vise à offrir au public une nouvelle façon d’accéder à la collection et à son contenu, via une interface cartographique qui donnera accès aux images. Les images sont géolocalisées par le personnel de recherche qui fait un usage combiné de SIG et de sources historiques telles que les annuaires municipaux de l’éditeur Lovell et les atlas anciens confectionnés par Charles E. Goad. Dans une phase ultérieure, il est envisagé de faire appel aux techniques et aux outils de participation collaborative pour ouvrir l’exercice de géolocalisation au public intéressé par l’histoire de Montréal, notamment les sociétés d’histoire.
Justin Bur, Mémoire du Mile End
Michelle Comeau, UQAM
Le projet d’histoire illustrée du Mile End cherche à documenter les lieux d’intérêt historique et patrimonial du quartier Mile End et à diffuser ces informations au grand public dans une série de textes illustrés publiés sur le site web de Mémoire du Mile End. Pour en faciliter le repérage, les lieux sont identifiés sur une carte interactive donnant accès aux textes. En 2015-2016, le Laboratoire a collaboré à documenter 3 des 32 sites affichés sur la carte au moment du lancement de celle-ci en décembre 2016. À l’hiver 2018, le Laboratoire contribue à documenter 3 nouveaux sites.
Jean-Claude Robert, UQAM
Huguette Loubert, Société d’histoire du Plateau Mont-Royal
Ce projet de recherche vise documenter l’histoire des mouvements coopératifs et d’entraide qui se forment sur le Plateau Mont-Royal entre les années 1970 et 2000. À partir de l’historiographie sur les mouvements populaires et communautaires, des journaux montréalais, des documents et des archives de certains groupes existants, le projet permettra d’identifier les personnes-ressources de ces mouvements et de recueillir leur témoignage sur leur expérience militante.
L’industrie alimentaire et la ville : la boulangerie dans les quartiers de Montréal, 1880-1946
Joanne Burgess, UQAM
Michelle Comeau, UQAM
Claudine Déom, Université de Montréal
Harold Bérubé, Université de Sherbrooke
Les praticiens de l’histoire urbaine utilisent presque systématiquement les journaux des métropoles qu’ils étudient comme sources. Si certains d’entre eux y vont d’une réflexion critique sur ces sources, cette réflexion demeure généralement superficielle, les journaux étant utilisés pour saisir différents aspects de la vie urbaine qui ne sont pas directement liés à la presse. Dans le cadre de ce projet de recherche, qui se situe au carrefour de l’histoire urbaine et de l’histoire culturelle, il s’agira d’analyser plus en profondeur les rôles que joue et la position qu’occupe la presse à grand tirage dans l’écosystème urbain.
Montréal capitale : géolocalisation des témoins de l’incendie du parlement (1849)
Laura Barreto-Palacio, UQAM
Joanne Burgess, UQAM
Louise Pothier, Pointe-à-Callière
Joanne Burgess, UQAM
Martin Drouin, UQAM
Priscilla Ananian, vice-rectorat à la Relance du Quartier latin, UQAM
Ce projet de parcours vise à doter le Quartier latin d’un élément signature fort et à lui redonner ses lettres de noblesse en puisant dans le caractère culturel et apprenant qui a contribué à forger sa réputation à l’international.
Projets terminés
Olivier Dufresne, Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve
Joanne Burgess, UQAM
Le projet de la carte interactive est une extension naturelle du catalogue iconographique de l’Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve qui recense les milliers d’images historiques contenues dans les fonds d’archives de cet organisme. Ces dernières sont représentées sur la carte interactive, avec une courte description, ainsi qu’un lien vers la page du catalogue plus détaillée. Cette carte permet aux utilisateurs de découvrir les quartiers de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve d’une manière intuitive et amusante.
Mario Robert, Archives de Montréal
Sylvain Bissonnette, Service de police de Montréal
Né dans le cadre du 175e anniversaire de la fondation du service de police de la Ville de Montréal, en 2018, ce projet a pour objectif de géoréférencer l’ensemble des postes de police et des quartiers généraux ayant existé sur le territoire de la Ville de Montréal entre 1843 et 1970. Postes et quartiers généraux sont représentés sur une carte interactive et sont accompagnés d’une courte fiche descriptive qui en précise les dates d’ouverture et de fermeture. Cette carte permet de reconstituer les différents remaniements administratifs du service de police de Montréal tout en les situant dans l’espace. En répertoriant ainsi les postes, ce projet contribue de manière plus générale à mieux documenter l’histoire des services publics montréalais.
Joanne Burgess, UQAM
Alain Gelly, Parcs Canada
Depuis 2012, une équipe du Laboratoire élabore un inventaire exhaustif et critique des activités de transbordement et d’entreposage de la portion maritime du canal de Lachine, des écluses de Montréal (Vieux-Port) aux écluses de Saint-Gabriel. Le croisement de sources cartographiques et sérielles permet de localiser de façon précise les occupants pertinents pour les années 1880, 1890, 1913, 1950 et 1964 et offre un portrait détaillé de leurs activités. En 2017, des cartes dotées de filtres permettant d’interroger les résultats selon la fonction ou le secteur d’activités sont réalisées. En 2018, le volet cartographique est bonifié d’éléments iconographiques. L’année suivante, les applications cartographiques ont été adapté à des différents types de support numérique et elles seront aussi bientôt accessibles sur la plateforme SCHEMA. Le projet donnera lieu à la publication d’articles scientifiques et à la réalisation d’activités de mobilisation menées par Parcs Canada.
Harold Bérubé, Université de Sherbrooke
La suburbanisation n’est pas une nouveauté dans l’Amérique du Nord des années 1950, mais c’est durant cette décennie qu’elle se déploie de manière spectaculaire, à la fois dans l’espace urbain et dans l’imagination. Rapidement mise en scène au cinéma et à la télévision, analysée et critiquée par des journalistes et des sociologues, cette massification du rêve suburbain s’impose comme un phénomène majeur des « Trente glorieuses ». Cela dit, lorsqu’on arpente la géographie mémorielle québécoise de cette période, la banlieue se fait plutôt discrète. Dans le cadre de ce projet, cet angle mort de la mémoire collective québécoise a été exploré en analysant et en comparant les discours publicitaires élaborés dans les années 1950 et 1960 pour vendre aux Montréalais, anglophones et francophones, le rêve suburbain.
Notre pain quotidien. Reconstituer l’histoire du pain à Montréal, d’hier à aujourd’hui
Joanne Burgess, UQAM
Éric Giroux, Écomusée du fier monde
Ce projet vise à documenter l’histoire du pain à Montréal, des débuts de la colonie à aujourd’hui. Il permettra de mieux comprendre les grandes étapes de l’évolution de la boulangerie : du petit atelier de fabrication artisanale à la production industrielle en usine. La question de l’approvisionnement en blé et en farine du marché montréalais sera aussi abordée, ainsi que les enjeux contemporains liés à cette industrie. La recherche ciblera plus particulièrement le contexte du Centre-Sud et l’expérience de ses résidants. Les technologies numériques seront mobilisées pour créer des outils d’interprétation interactifs qui illustreront certains volets de la recherche. Les résultats obtenus seront mis en valeur lors d’une exposition qui sera présentée à l’Écomusée du fier monde.
Anne-Marie Dufour, architecte, Ville de Montréal
Dans ses outils de planification du territoire, la Ville de Montréal propose la mise en valeur des composantes patrimoniales du Parcours riverain, un réseau de chemins anciens témoignant de l’histoire du peuplement de Montréal le long des rives du fleuve Saint-Laurent, du lac Saint-Louis et du lac des Deux Montagnes, de la rivière des Prairies et du canal de Lachine. Le partage de la connaissance étant la première condition d’une mise en valeur, c’est dans cette optique que le site Internet du Parcours riverain a été lancé en 2013. Celui-ci diffuse des données historiques sur plus de 1000 éléments patrimoniaux – qu’ils soient ou non protégés par un statut – et offre des clefs d’interprétation et de mise en valeur du patrimoine en proposant différents regroupements géographiques ou thématiques. Ainsi, chaque élément est associé à des textes illustrés de photographies d’archives qui racontent l’histoire du développement des rives et des différents territoires riverains traversés.