Né en 2006, le Laboratoire est une équipe en partenariat dédiée à la recherche et à l’expérimentation en histoire et en patrimoine urbains. Ses membres partagent des objectifs communs : faire progresser les connaissances et en assurer la diffusion, créer des lieux d’échange, s’engager dans la cité et contribuer à la formation d’une relève en recherche partenariale, en histoire publique et en patrimoine.

Le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM) est une équipe en partenariat créée en 2006 et appuyée par le FRQSC depuis 2009. Le Laboratoire souhaite contribuer à l’avancement des connaissances relatives à l’histoire et au patrimoine urbains ainsi que favoriser le développement des humanités numériques et leur intégration à la recherche. Appuyé par un solide partenariat, le LHPM vise à appuyer les milieux culturels et l’action citoyenne, à créer des lieux d’échanges et de débats, à diffuser les connaissances en histoire et en patrimoine urbains ainsi que former une relève en recherche partenariale et en histoire publique.
Le LHPM réunit 17 cochercheuses et cochercheurs, à parité entre le milieu universitaire et celui de la pratique, 27 collaboratrices et collaborateurs et 18 partenaires. Ces partenaires proviennent de différents milieux. Ce sont des institutions muséales, des organismes liés au patrimoine, aux bibliothèques et aux archives, des organismes citoyens en histoire et patrimoine et, enfin, des organismes liés au secteur de l’éducation. L’équipe bénéficie d’un bel équilibre entre les différents secteurs représentés, chacun apportant une contribution significative en termes de ressources, de connaissances, d’approches et de savoir-faire.
La programmation scientifique est placée sous la thématique générale de Villes : espaces, cultures et sociétés, qui se décline en sept axes. Quatre axes thématiques : 1) Montréal, carrefour des populations et des échanges; 2) Lieux urbains, cultures citadines et cadres de vie; 3) Représenter et aménager l’espace urbain; 4) Engagement, mobilisation et participation dans la cité. Trois axes transversaux : A) Humanités numériques; B) Transmission, médiation et valorisation des savoirs; C) Patrimonialisation et commémoration. Les axes transversaux permettent de redistribuer les projets liés aux axes thématiques faisant émerger de nouvelles caractéristiques et contribuant à singulariser des chantiers du LHPM. Ces sept axes donnent une cohérence au travail envisagé.
La programmation scientifique présente un fort potentiel d’avancement des connaissances et d’innovation, que ce soit en histoire, en patrimoine et en humanités numériques. Ce potentiel résulte de la composition de notre équipe, qui favorise l’échange entre chercheurs universitaires et praticiens autour de projets de recherche fondamentale et appliquée. L’expertise interdisciplinaire et l’approche collaborative permettent de créer une synergie à même de croiser les perspectives et d’innover dans les méthodes de recherche et de diffusion des connaissances.
La programmation scientifique aborde des thématiques actuelles, telles que les migrations, les transformations urbaines, l’engagement citoyen et la commémoration, qui contribuent aux enjeux contemporains. L’axe transversal consacré aux humanités numériques intègre des outils innovants pour enrichir l’analyse historique et patrimoniale qui faciliteront la diffusion des résultats auprès d’un large public. La mise en valeur du patrimoine urbain et l’implication citoyenne renforcent l’ancrage territorial du LHPM. Les interactions avec les sociétés d’histoire, les groupes communautaires et les institutions publiques témoignent également de l’impact concret des recherches sur le terrain, favorisant une appropriation des connaissances. Enfin, la programmation se distingue par sa volonté de tester de nouvelles approches méthodologiques, que ce soit dans l’analyse historique, l’utilisation d’outils numériques ou l’approche participative en lien avec les communautés locales.
Le Laboratoire est hébergé par le Département d’histoire et bénéficie de la reconnaissance et du soutien de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM. L’équipe et ses projets reçoivent le soutien financier du Fonds de recherche du Québec — Société et culture (FRQSC). Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), d’autres ministères et organismes contribuent aussi au financement de certains projets de l’équipe.
Objectifs
Le nom Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal exprime le cœur de la mission qui réunit ses membres : la volonté de contribuer à l’avancement des connaissances relatives à l’histoire et au patrimoine urbains, particulièrement de Montréal, de favoriser la diffusion de connaissances à leur sujet, et de soutenir les organismes gouvernementaux, les institutions culturelles et les milieux communautaires et associatifs qui œuvrent à leur interprétation et à leur mise en valeur. Le LHPM se veut un lieu d’échanges, d’innovation et d’expérimentation de nouvelles formes de recherches appliquées en histoire et en patrimoine. Par ses projets et ses activités de formation, il œuvre à une plus grande intégration du numérique à la recherche et à la diffusion des connaissances.
De manière plus précise, le Laboratoire vise l’atteinte des objectifs suivants:
- Contribuer à l’avancement des connaissances
en offrant un lieu stimulant de discussion et de réflexion. La recherche dans les domaines de l’histoire et du patrimoine urbains est particulièrement mise en valeur grâce à des activités diversifiées.
- S’engager dans la cité
pour appuyer les milieux culturels et l’action citoyenne. Cet engagement favorise le transfert des connaissances et augmente les retombées sociales de la recherche universitaire.
- Diffuser les connaissances en histoire et en patrimoine
en offrant un éventail de produits à l’intention de publics variés. Ces activités de diffusion reposent sur les ressources et l’expertise des partenaires.
- Promouvoir le développement de compétences et l’appropriation de nouvelles pratiques numériques
par une offre soutenue d’activités de formation et d’expertise numérique aux membres chercheurs, partenaires et étudiants de l’équipe.
- Créer des lieux d’échanges et de débats
réunissant une diversité d’acteurs de l’histoire et du patrimoine. Les ateliers, les conférences et les colloques permettent un partage des réflexions sur les enjeux de la recherche et les projets en cours.
- Former une relève en histoire et en patrimoine
en proposant une expérience professionnelle au sein des organismes partenaires. Ainsi les étudiants et les étudiantes peuvent enrichir leur formation universitaire en approfondissant leurs compétences en recherche appliquée et en mobilisation des connaissances.
Formation à la recherche dans un cadre partenarial
Le Laboratoire est un milieu stimulant − interdisciplinaire, multisectoriel et interuniversitaire – qui contribue grandement à la formation étudiante. Il réunit des chercheurs et chercheuses universitaires et des professionnels issus d’un large éventail de disciplines : histoire, histoire de l’art, muséologie, archéologie, archivistique et bibliothéconomie, études urbaines et touristiques, éducation, architecture.
Tout en valorisant la formation à la recherche fondamentale aux trois cycles d’étude, le LHPM s’investit tout particulièrement dans la formation à la recherche appliquée et partenariale et favorise le développement d’aptitudes au transfert et à la valorisation. De plus, vu la composition interdisciplinaire de l’équipe et la place du numérique dans sa programmation scientifique, les activités proposées au personnel de recherche et aux étudiants et étudiantes visent à accroître leurs compétences numériques et leur sensibilité à l’apport des autres disciplines. La stratégie de formation comporte plusieurs éléments : offre de contrats de recherche, la plupart encadrés en partenariat ; organisation des ateliers numériques et méthodologiques du LHPM et de l’École d’été Montréal numérique (2014-2017) ; stages rémunérés de 1er cycle ; intégration des étudiants et étudiantes aux activités scientifiques, dont les Journées annuelles, le Cycle de conférences, les colloques et journées d’étude ; participation étudiante à la communication des résultats des projets auxquels ils sont associés; appui à la diffusion de leurs propres travaux. L’ensemble des moyens mobilisés crée une offre abondante de situations d’apprentissage et d’activités de formation.
De plus, les nombreux projets de recherche appliquée pilotés par les membres (universitaires et partenaires) du Laboratoire, l’éventail de lieux d’accueil des adjoints de recherche, de sujets à explorer et de tâches à effectuer répondent aux besoins de formation pratique des étudiants et des étudiantes. Les partenariats structurés et les conditions exceptionnelles de mentorat au sein des organismes partenaires créent un cadre propice à l’approfondissement des compétences en histoire appliquée : préparation de dossiers de recherche, participation à l’élaboration et à la préparation d’outils de formation ou d’animation, recherches ciblées (documentaire, iconographique, audiovisuelle, d’artéfacts), analyse et sélection de matériel pour les outils d’animation, de diffusion ou de formation, écriture de vulgarisation.

