La programmation scientifique s’articule autour de la thématique générale Villes : espaces, cultures et sociétés, qui prolonge le travail de fond entrepris par le Laboratoire. Elle repose sur sept axes qui structurent et donnent cohérence aux travaux prévus pour les quatre années de la subvention : quatre axes thématiques et trois axes transversaux qui viennent enrichir la programmation. Cette orientation s’inscrit dans la continuité de la mission qui anime l’équipe en partenariat depuis sa création.

L’axe transversal A — Humanités numériques — met de l’avant le rôle central des outils et pratiques numériques dans la recherche, la diffusion et la valorisation de l’histoire et du patrimoine.
Objectifs :
- Renforcer le rôle du LHPM comme acteur de premier plan dans le développement et l’utilisation d’outils numériques en histoire et patrimoine.
- Soutenir la recherche et la diffusion des connaissances grâce à des infrastructures numériques innovantes.
- Assurer la pérennité et l’accessibilité des données produites dans une perspective de partage avec la communauté scientifique et citoyenne.
Projets en cours
Paul-André Linteau, UQAM
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
La Bibliographie sur l’histoire de Montréal est l’un des plus ambitieux projets du Laboratoire et de Montréal, plaque tournante des échanges. Son principal objectif était de créer une bibliographie numérisée répertoriant l’ensemble des titres d’études parus à ce jour sur l’histoire de la métropole. Ces références devaient être accessibles grâce à une interface facile d’usage pour les chercheurs et le grand public. Le site est lancé en mai 2015 et continue d’être mis à jour régulièrement. En décembre 2016, il compte près de 11 000 notices et ses fonctionnalités continuent d’être améliorées.
Paul-André Linteau, UQAM
Mario Robert, Ville de Montréal
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Fondée en 1642, Montréal a une histoire riche et diversifiée, s’étendant sur plusieurs siècles. La Chronologie de Montréal permet d’en identifier les moments les plus marquants. S’adressant autant aux amateurs d’histoire qu’aux spécialistes, elle fournit un cadre de référence et permet de l’aborder sous plusieurs angles. Elle s’ajoute à la Bibliographie sur l’histoire de Montréal, également disponible en ligne.
Devenir Montréalais au 19e siècle
Joanne Burgess, UQAM
Ce projet se situe au croisement de trois chantiers de recherche que mène Joanne Burgess sur Montréal au 19e siècle : l’étude des acteurs, des pratiques et des espaces commerciaux du Vieux-Montréal, alors le centre bourgeois et quartier des affaires de la ville; l’étude des modalités d’approvisionnement en produits de base (lait et pain) d’une métropole alors en forte croissance; l’étude des mouvements migratoires, surtout ceux issus des campagnes québécoises, et des parcours familiaux, sociaux et professionnels qui font de ces migrants de nouveaux Montréalais.
Joanne Burgess, UQAM
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Philippe Michon, Analyste en web sémantique, Réseau canadien d’information sur le patrimoine
Ce projet a pour objectif d’identifier les indicateurs qui permettent de décrire au sein d’un modèle sémantique un territoire, l’appartenance à celui-ci ou encore sa transformation (que ce soit les noms, les frontières administratives, la géographie naturelle, etc.) ainsi que les enjeux que soulève la documentation du territoire en milieu patrimonial (aspects historiques, politiques, légaux, sociaux, etc.).
Jean-François Palomino, BAnQ
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Joanne Burgess, UQAM
Mené conjointement par BAnQ et par le LHPM, le projet vise à offrir au public une nouvelle façon d’accéder à la collection et à son contenu, via une interface cartographique qui donnera accès aux images. Les images sont géolocalisées par le personnel de recherche qui fait un usage combiné de SIG et de sources historiques telles que les annuaires municipaux de l’éditeur Lovell et les atlas anciens confectionnés par Charles E. Goad. Dans une phase ultérieure, il est envisagé de faire appel aux techniques et aux outils de participation collaborative pour ouvrir l’exercice de géolocalisation au public intéressé par l’histoire de Montréal, notamment les sociétés d’histoire.
Justin Bur, Mémoire du Mile End
Michelle Comeau, UQAM
Le projet d’histoire illustrée du Mile End cherche à documenter les lieux d’intérêt historique et patrimonial du quartier Mile End et à diffuser ces informations au grand public dans une série de textes illustrés publiés sur le site web de Mémoire du Mile End. Pour en faciliter le repérage, les lieux sont identifiés sur une carte interactive donnant accès aux textes. En 2015-2016, le Laboratoire a collaboré à documenter 3 des 32 sites affichés sur la carte au moment du lancement de celle-ci en décembre 2016. À l’hiver 2018, le Laboratoire contribue à documenter 3 nouveaux sites.
Josée Lefebvre, MEM – Centre des mémoires montréalaises
Le site Web Mémoires des Montréalais est une création du MEM – Centre des mémoires montréalaises, à laquelle collabore ponctuellement le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal. La plateforme Web lancée en juin 2016 rend accessible à un vaste public un savoir et une expertise créés par le Centre au fil de ses nombreux projets. Le site s’enrichit régulièrement au gré des projets et des collaborations., Plus de 500 articles et de nombreux dossiers thématiques permettent de découvrir la ville autrement.
L’industrie alimentaire et la ville : la boulangerie dans les quartiers de Montréal, 1800-1946
Joanne Burgess, UQAM
Michelle Comeau, UQAM
Claudine Déom, Université de Montréal
Montréal capitale : géolocalisation des témoins de l’incendie du parlement (1849)
Laura Barreto-Palacio, UQAM
Joanne Burgess, UQAM
Louise Pothier, Pointe-à-Callière
Le projet Montréal en 1725 a pour objectif de reprendre et réactualiser les données alphanumériques, cartographiques et tridimensionnelles créées par le Groupe de Recherche sur Montréal du Centre Canadien d’Architecture. Les données alphanumériques ont été rendues accessibles sur le site Adhémar (http://www.remparts.info/adhemar_php) mais les autres données étaient dans des formats plus complexes à transposer vers les applications actuelles. Les travaux sur l’année 1725 ont pour objectif de valider une méthodologie qui permettra par la suite de traiter l’ensemble des données.
Léon Robichaud, professeur, Département d’histoire, Université de Sherbrooke
Vanessa Blais, Cégep Édouard-Montpetit
Le projet Montréal en 1725 a pour objectif de reprendre et réactualiser les données alphanumériques, cartographiques et tridimensionnelles créées par le Groupe de Recherche sur Montréal du Centre Canadien d’Architecture. Les données alphanumériques ont été rendues accessibles sur le site Adhémar (http://www.remparts.info/adhemar_php) mais les autres données étaient dans des formats plus complexes à transposer vers les applications actuelles. Les travaux sur l’année 1725 ont pour objectif de valider une méthodologie qui permettra par la suite de traiter l’ensemble des données.
Jean-François Palomino, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Ce projet, mené par le Laboratoire en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), vise à faciliter l’accès aux plans d’assurance-incendie de Montréal conservés et diffusés par BAnQ, par le géoréférencement des plans et par la mise en ligne d’une carte-index interactive.
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Joanne Burgess, UQAM
Initié en 2015 par le Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges et le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM), le Système de Cartographie de l’HistoirE de MontréAl (SCHEMA) est une infrastructure en ligne de données historiques géospatialisées et de visualisation de données vectorielles et matricielles. Cette plateforme assure la pérennité, l’accessibilité et la visualisation des données.
Projets terminés
Harold Bérubé, Université de Sherbrooke
La suburbanisation n’est pas une nouveauté dans l’Amérique du Nord des années 1950, mais c’est durant cette décennie qu’elle se déploie de manière spectaculaire, à la fois dans l’espace urbain et dans l’imagination. Rapidement mise en scène au cinéma et à la télévision, analysée et critiquée par des journalistes et des sociologues, cette massification du rêve suburbain s’impose comme un phénomène majeur des « Trente glorieuses ». Cela dit, lorsqu’on arpente la géographie mémorielle québécoise de cette période, la banlieue se fait plutôt discrète. Dans le cadre de ce projet, cet angle mort de la mémoire collective québécoise a été exploré en analysant et en comparant les discours publicitaires élaborés dans les années 1950 et 1960 pour vendre aux Montréalais, anglophones et francophones, le rêve suburbain.
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Joanne Burgess, UQAM
Louise Pothier, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Ce chantier vise à élaborer des outils d’analyse qui permettent le traitement d’importantes quantités de données issues des fouilles archéologiques menées à la place D’Youville. En 2018, une application de cartographie et de visualisation intégrée à la plateforme SCHEMA a été développée. Elle permet l’examen de la distribution d’artefacts selon leur emplacement sur le terrain et leur périodisation. Ce nouvel outil d’analyse et de gestion des données facilite la rédaction de rapports des fouilles et permet de mieux comprendre les fonctions des différentes parties du site du premier Parlement du Canada-Uni.
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Joanne Burgess, UQAM
Louise Pothier, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire
Hendrik Van Gijseghem, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire
Vanessa Blais, Cégep Édouard-Montpetit
Les fouilles de grandes envergures qui ont eu lieu à la place d’Youville sur le site des marchés Sainte-Anne et du parlement du Canada ont mis au jour plusieurs centaines de milliers d’artefacts. L’ampleur de cette collection a mené Pointe-à-Callière à s’associer à l’UQAM et à l’Université de Sherbrooke pour développer de nouvelles applications visant à en faciliter l’analyse et la visualisation. La plateforme SCHEMA a été adapté pour y intégrer de nouvelles formes de visualisation graphique et pour permettre de consulter des objets numérisés dans le nouveau visualiseur 3D Archéovue.
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Vanessa Blais, Collège Édouard-Montpetit
Le Chronomorphe est un « visualisateur » Web 3D permettant de contrôler la vue pour observer un modèle de bâtiment sur tous les angles à même un navigateur Internet, et ce, sans le besoin de greffon (plug-in) additionnel. Lorsque le modèle est chargé dans l’application, une ligne du temps permet de contrôler l’affichage de la structure selon les dates marquantes de son histoire. D’autres informations contextuelles peuvent être associées à une année. Outre la structure du bâtiment, il est possible d’afficher des images (photos d’archives), des détails historiques et des angles de vues préconfigurées en fonction de l’année courante.
Joanne Burgess, UQAM
Éric Giroux, Écomusée du fier monde
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Dans le cadre de ce projet, réalisé en collaboration avec l’Écomusée du fier monde, un modèle 4D du complexe industriel de l’entreprise Alphonse Raymond Limitée a été élaboré, ainsi qu’un environnement numérique interactif permettant d’explorer les diverses facettes et états de ce modèle. Le modèle 4D permet de formaliser la configuration géométrique du bâti et du site, ainsi que leur évolution respective. Jumelé à des documents d’archive, le mandat du modèle est de permettre à l’utilisateur de mieux connaitre l’entreprise et de mieux comprendre l’évolution de la configuration du site. L’environnement numérique a été conçu afin d’être mis à la disposition des visiteurs de l’Écomusée, via une borne interactive, dans le cadre des expositions « Confitures et marinades Raymond : Faites pour plaire! » en 2015-2016 et « Nourrir un quartier, nourrir la ville » en 2017-2018.
Joanne Burgess, UQAM
Alain Gelly, Parcs Canada
Depuis 2012, une équipe du Laboratoire élabore un inventaire exhaustif et critique des activités de transbordement et d’entreposage de la portion maritime du canal de Lachine, des écluses de Montréal (Vieux-Port) aux écluses de Saint-Gabriel. Le croisement de sources cartographiques et sérielles permet de localiser de façon précise les occupants pertinents pour les années 1880, 1890, 1913, 1950 et 1964 et offre un portrait détaillé de leurs activités. En 2017, des cartes dotées de filtres permettant d’interroger les résultats selon la fonction ou le secteur d’activités sont réalisées. En 2018, le volet cartographique est bonifié d’éléments iconographiques. L’année suivante, les applications cartographiques ont été adapté à des différents types de support numérique et elles seront aussi bientôt accessibles sur la plateforme SCHEMA. Le projet donnera lieu à la publication d’articles scientifiques et à la réalisation d’activités de mobilisation menées par Parcs Canada.
Joanne Burgess, UQAM
Éric Giroux, Écomusée du fiermonde
Ce projet vise la valorisation de connaissances sur l’histoire de l’alimentation au Québec du 19e au 21e siècle afin de contribuer à l’innovation sociale dans la sphère de l’alimentation. Le chantier est mené en étroite collaboration avec l’Écomusée du fier monde, avec le milieu scolaire (CSDM) et avec des organismes communautaires faisant la promotion de la transformation des pratiques alimentaires, de la sécurité alimentaire et d’une alimentation durable. Pour répondre aux besoins de ces partenaires et soutenir leur action, des outils numériques tels que des applications cartographiques utilisant la plateforme SCHEMA et des webdocumentaires interactifs sont en cours de développement grâce à l’expertise du labdoc de l’UQAM. Le projet vise à coconstruire des outils de valorisation et de transfert créatifs et novateurs qui seront appropriés par les milieux scolaire, muséal et communautaire et contribueront à l’innovation sociales.
Jean-François Drapeau, ministère de la Culture et des Communications
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
La modélisation des gares ferroviaires patrimoniales répond à des objectifs scientifiques en matière de développement et de diffusion des modèles 3D tout en améliorant les connaissances sur les bâtiments dans une perspective de mise en valeur et d’aide à la décision. En collaboration avec le Ministère de la Culture et des Communications, nous avons élaboré des modèles 4D formalisant l’évolution de cinq gares patrimoniales suitées à Montréal: la gare Montreal Southern Counties, la gare Windsor et le complexe ferroviaire formé des gares Dalhousie, Viger et Berri. Le projet prévoit, en outre, l’intégration des modèles au Répertoire du patrimoine culturel du Québec (RPCQ).
John Bonnett, Brock University
Mark Anderson, Edge Hill University
Brian Farrimond, Edge Hill University
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
The HistorySpace project was initiated in 2012 with the view of generating software to support the generation of 3D/4D historical narratives dedicated to Canada’s urban, social and economic past. Towards that end, the project’s aim is to generate applications devoted to creating three objects: Complex Objects, objects which through changes in colour and shape visually express a given object’s history; Narrative Objects, objects which support the composition of spatial narratives in virtual spaces; and Documentation Objects, objects that reveal the evidence and decision-making underlying a given scholarly model.
Joanne Burgess, UQAM
Louise Pothier, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire
Alain Roy, historien
Le site archéologique du marché Sainte-Anne et du parlement de la province du Canada est un haut-lieu de l’histoire de Montréal au 19e siècle. Alors qu’on envisage sa mise en valeur, le projet de recherche explore et fait connaître des dimensions méconnues de cette histoire, qu’il s’agisse de la construction et de l’usage commercial du marché, de son rôle central comme parlement, de son incendie et de ses conséquences, ainsi que des facettes multiples de Montréal comme capitale dans les années 1840. Pour ce faire, une approche multidisciplinaire, combinant des recherches en histoire, en archéologie, sur la culture matérielle et une modélisation 4D, favorise une appréhension globale du lieu pour lui redonner tout son sens.
Joanne Burgess, UQAM
Louise Pothier, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Ce projet, réalisé en collaboration avec Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, constitue le volet numérique de la recherche menée sur le premier marché Sainte-Anne à Montréal. Son objectif est de proposer une ou plusieurs hypothèses de restitution virtuelles de ce cadre bâti, basées sur l’analyse et la synthèse des informations collectées à partir de l’examen des sources documentaires (iconographiques et textuelles) et matérielles (vestiges architecturaux et artefacts). Ces sources sont associées au modèle 4D qui formalise l’évolution temporelle du bâtiment. Le tout constitue un environnement numérique utilisé par les chercheurs, archéologues et membres décideurs du musée, comme instrument de recherche et de planification. Par ailleurs, il peut être employé comme outil de médiation destiné aux visiteurs du musée.
Jean-François Palomino, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Léon Robichaud, Université de Sherbrooke
Ce projet, mené par le Laboratoire en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), vise à faciliter l’accès aux plans d’assurance-incendie de Montréal conservés et diffusés par BAnQ, par le géoréférencement des plans et par la mise en ligne d’une carte-index interactive.