Le Laboratoire au 74e congrès de l’IHAF 

Le 74e congrès annuel de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF), organisé en partenariat avec l’Université Laval et le CIEQ, s’est déroulé du 20 au 22 octobre 2022. Le comité organisateur y a convié la communauté historienne à se rassembler pour réfléchir autour du thème Les gens en Amérique française : contacts, conflits et collaborations. Plusieurs chercheurs et membres étudiants du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal y ont participé. Dans une perspective de soutien actif à la relève, le LHPM a d’ailleurs décerné des bourses couvrant les frais d’inscription, l’abonnement à la Revue d’histoire de l’Amérique française ainsi que certains frais de séjour et de déplacement aux membres étudiants Marie Pigelet, Catherine Lampron et Dominic Martin.  

Dans le cadre de la séance « Le travail domestique féminin aux XIXe et XXe siècles: espaces et représentations », Marie Pigelet, doctorante en histoire à l’UQAM et coordonnatrice du LHPM, a ainsi présenté la communication intitulée Les communautés religieuses féminines et l’édition de manuels d’économie domestique au Québec, 1878-1930. Celle-ci proposait d’apporter un éclairage sur l’importance que jouent certaines congrégations religieuses dans l’édition de manuels scolaires. Elle a également révélé les imageries utilisées par les religieuses, sous couvert d’un discours culinaire et plus largement ménager, pour diffuser leur message  

Catherine Lampron, candidate à la maîtrise en informatique appliquée à l’histoire à l’Université de Sherbrooke, a quant à elle pris part à la séance « Groupes minorisés : entre exploitation et visibilité » avec sa communication Du lever au coucher : le quotidien des personnes esclaves en Nouvelle-France (1700-1760). Cette conférence visait à présenter la manière dont s’organise la vie des personnes esclaves en Nouvelle-France, tout en portant une attention particulière à l’impact de leur statut social et des violences qu’ils subissent sur leur quotidien.   

Dominic Martin, candidat à la maîtrise en informatique appliquée à l’histoire à l’Université de Sherbrooke, a de son côté proposé la présentation Crises et turbulences dans l’espace périurbain de Montréal : la côte Saint-Joseph aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette dernière analysait les stratégies successorales des familles possédant des censives sur la côte Saint-Joseph ainsi que les relations entretenues par les habitants de cet espace rural entre eux. Son intervention s’inscrivait dans la séance « Occupations spatiales et cohabitations difficiles, XVIIe-XIXe siècles ».   

Hormis les étudiants boursiers, plusieurs autres membres du Laboratoire ont partagé le fruit de leurs recherches au cours du congrès. Félix Ouellet, membre étudiant du Laboratoire inscrit au baccalauréat en histoire à l’Université de Montréal, a pris part à la table ronde « La fabrique de l’histoire ou comment reconstituer le passé des Montréalais.e.s du régime français à l’ère numérique ». Il y a proposé la présentation L’affaire Devanchy c. Bouat: une démonstration de la pratique de l’arbitrage et du milieu au XVIIe siècle en Nouvelle-France.  

Véronika Brandl-Mouton, membre étudiante du LHPM et candidate à la maîtrise en histoire à l’UQAM, a offert la présentation « Contaminées » et « perdues » : les mineures devant la Cour des jeunes délinquants de Québec (1941-1950). Elle participait au panel « Femmes et familles, crime et justice ».    

Jean-Philippe Carlos, membre diplômé du LHPM, chargé de cours et postdoctorant à l’Université York, a pour sa part contribué à la séance « Identités et nationalismes québécois au XXe siècle » avec la communication « Ma chicane avec l’impôt »: une critique traditionaliste de l’État-providence canadien (1945-1957).  

Finalement, au cours de la séance « Négocier le vivre-ensemble, la sécurité et l’ordre dans l’espace urbain aux XIXe et XXe siècles », Harold Bérubé, collaborateur du Laboratoire et professeur au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke, a présenté la communication intitulée Résister à l’étalement urbain ? La planification et l’échec du projet « Port-Saint-Raphaël » sur L’Île-Bizard (1975-1989).   

Nul doute que ces échanges ont permis d’éclairer sous un nouvel angle les interactions ayant façonné l’Amérique française!