Harold Bérubé

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  • Professeur adjoint, Université de Sherbrooke
  • Ph.D. Études urbaines (INRS – Urbanisation, culture et société)

Université de Sherbrooke
Département d’histoire
Faculté des lettres et sciences humaines
2500, boulevard de l’Université Sherbrooke
Sherbrooke (Québec) J1K 2R1

Téléphone : 819-821-8000 poste 65572
Télécopieur : 819-821-7909
Courriel : harold.berube@usherbrooke.ca
Blogue: www.haroldberube.com
Twitter: @HaroldBerube
www.usherbrooke.ca/histoire

Champs de spécialisation

  • Histoire urbaine nord-américaine (XIXe-XXe siècles)
  • Histoire du Canada depuis 1840
  • Histoire intellectuelle et culturelle du Québec (XIXe-XXe siècles)
  • Histoire des élites
  • Identité, histoire et mémoire

Principales réalisations

« Des banlieues qui se distinguent : gouverner Westmount, Pointe-Claire et Mont-Royal (1880-1939) ». Thèse de doctorat (études urbaines), Institut national de recherche scientifique – Urbanisation, culture et société (Montréal), 2008, 325 p.

Le fruit de plusieurs années de recherche, cette thèse met en lumière le rôle du gouvernement municipal dans le processus complexe de construction communautaire qui a donné naissance aux principales banlieues bourgeoises de la région montréalaise. Largement ignorées par l’historiographie, ces banlieues jouent néanmoins un rôle central dans la façon dont la gouvernance de la région métropolitaine de Montréal a évolué depuis le début du 20e siècle. Cette thèse permet de mieux comprendre leur rôle dans cette gouvernance, mais également de comprendre comment leurs élites municipales ont mis le gouvernement local au service de leur projet d’en faire des espaces distincts et distingués. Un livre tiré de la thèse est en cours de révision pour publication chez McGill-Queen’s University Press.

Participation au comité de rédaction et direction de Mens. Revue d’histoire intellectuelle et culturelle

revuemensDepuis septembre 2006, Harold Bérubé fait partie du comité de rédaction de Mens. Revue d’histoire intellectuelle et culturelle. En septembre 2010, il en a pris la direction. Depuis sa fondation, la revue a su se positionner comme principale publication francophone en histoire intellectuelle au Québec et au Canada. Depuis 2010, la revue s’est modernisée à travers différentes initiatives : développement d’un nouveau site web, présence accrue dans les médias sociaux, partenariat avec le Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) de l’Université d’Ottawa. L’adhésion récente de la revue au portail électronique Érudit s’inscrit dans cet élan.

À propos de Mens. Revue d’histoire intellectuelle et culturelle

« La haine de la ville au Canada français : regards catholiques sur les villes québécoises (1919-1939) ». Colloque « Regards catholiques sur les capitales, XIXe et XXe siècles : Bruxelles, Paris, Québec, Rome » (23 mars 2012), Bruxelles.

colloqueregardscatholiquessurlescapitalesCette communication, présentée dans le cadre d’un colloque rassemblant des spécialistes de l’histoire urbaine et religieuse de plusieurs pays, rassemble les résultats préliminaires de recherches sur les représentations de la ville au Québec durant l’entre-deux-guerres. En plus de servir de base à un article à paraître dans la revue Archives de sciences sociales des religions, cette communication a permis de tisser des liens avec des chercheurs français avec qui s’amorce une collaboration qui a permis l’organisation d’une journée d’étude en février 2013, à Lyon, et à ouvert la voie à la préparation d’un autre événement à Lisbonne en septembre 2014.

Organisation de la journée d’étude « 370 ans de gouvernance montréalaise » (13 avril 2012)

370ansdegouvernanceL’organisation de cette journée d’étude, en collaboration avec Donald Fyson et Léon Robichaud, a permis de rassembler les spécialistes, toutes disciplines confondues, de l’histoire politique de Montréal et de faire le point sur ce chantier de recherche. Elle donnera lieu à une publication dans la collection de l’Institut du patrimoine de l’UQAM.

Principaux projets de recherche en cours

Penser la ville au Québec durant l’entre-deux-guerres : caractéristiques et évolution des représentations du monde urbain (1918-1939)

En 1921, le recensement effectué par le gouvernement canadien confirme que la province de Québec est majoritairement urbaine. C’est une transformation qui a des répercussions dans l’ensemble de la société et qui est loin de passer inaperçue. Ce projet de recherche a pour objectif de décrire et de comprendre comment évoluent, durant cette période de transition qui va de la fin de la Première Guerre mondiale au début de la seconde, les représentations de la ville au Québec et quelles sont les impacts de ces représentations sur les pratiques liées à la gestion du monde urbain. Étudier ces représentations de la ville, c’est amorcer une réflexion plus large sur la façon dont est pensée la ville au Québec au XXe siècle.

Mort d’un quartier / Naissance d’un centre-ville : les mutations du Square Mile (1945-…)

À partir du milieu du XIXe siècle, le quartier connu aujourd’hui sous le nom de (Golden) Square Mile s’impose comme l’espace résidentiel privilégié de la haute bourgeoisie anglo-montréalaise. D’abord dominé par de grandes demeures entourées de vastes propriétés, ce secteur se développe et s’urbanise tout en préservant son caractère résidentiel et élitaire. À partir de l’entre-deux-guerres, mais surtout après la Seconde Guerre mondiale, cette position devient intenable devant le développement de la métropole et le développement de son centre-ville vers le nord, mais également dans le contexte d’un déclin relatif de cette bourgeoisie et du développement de nouvelles banlieues élitaires plus excentrées. Ce projet a pour objectif de décrire les principales étapes de cette transformation; d’identifier ses acteurs et ses mécanismes; de mettre en lumière les jeux de pouvoir et les résistances qui ont marqué cette mutation urbaine, notamment sur le plan de la patrimonialisation de ce secteur.

Une gouvernance municipale en construction dans un Québec en mutation (1900-1939)

Ce projet de recherche vise à mettre au jour comment, historiquement, s’est construite la gouvernance municipale au Québec, entre la création du régime actuel, par l’Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada de 1855, et la fin des années 1930, moment où ce palier de gouvernement perd une bonne partie de l’autonomie dont il jouissait jusque-là. À l’aide des concepts de gouvernance et de citoyenneté, il s’agira d’identifier les acteurs et les mécanismes du processus de construction d’une culture politique et d’expertises propres au palier municipal, en analysant les rapports entre administration locale et société civile, et les rôles que joue chacune de ces composantes à l’échelle municipale. Quatre villes ont été choisies, pour leur taille moyenne, leur développement économique apparenté et les liens qu’elles ont pu entretenir entre elles : Sherbrooke, Saint-Hyacinthe, Granby et Saint-Jean-sur-Richelieu.