Au printemps 2020, plusieurs membres étudiants du Laboratoire ainsi qu’un membre de son personnel ont été lauréats de bourses reconnaissant l’excellence de leur dossier académique. Des cochercheurs ont quant à eux reçu du soutien financier d’organismes gouvernementaux pour l’avancement de leur recherche sur l’histoire et le patrimoine montréalais.
Membres étudiants et du personnel
Candidate à la maîtrise sous la codirection de Julia Poyet, cochercheure au LHPM, et de Gaétan Thériault (UQAM), Mélissa Benjamin est récipiendaire de l’une des trois bourses d’excellence décernées par le Laboratoire pour l’année 2020-2021. Son projet a pour titre Les principes de bases de la méthode historique dans l’utilisation des péplums véhiculant des clichés de gladiateur dans l’enseignement de l’histoire de l’Antiquité au cégep : les cas des films Gladiator et Pompeii. Développement d’un cadre théorique. Ses recherches visent à mettre à l‘épreuve l’efficacité possible de l’utilisation des principes de base de la méthodologie historique dans une activité visant l’analyse critique de films de type péplum dans l’enseignement de l’Antiquité gréco-romaine au cégep. Son objectif principal est de construire un modèle théorique d’un dispositif didactique reposant sur l’enseignement-apprentissage de la pensée historique. Soulignons que Mélissa est membre étudiante du Laboratoire depuis 2016 et qu’elle travaille présentement comme adjointe de recherche pour le projet « De la ferme à l’assiette! ».
Claudèle Richard, adjointe, Communications et Site Web et candidate à la maîtrise sous la direction de Dany Fougères, cochercheur au sein de l’équipe, est quant à elle récipiendaire de la seconde bourse d’excellence du Laboratoire. Son projet de mémoire « Cachez ce déchet que je ne saurais voir : la gestion et l’incinération des matières résiduelles à Montréal (1880-1920) » porte sur la gestion municipale et l’incinération des ordures essentielles à la salubrité urbaine à Montréal. Sa recherche se concentrera donc sur le territoire de la métropole durant les années 1880 à 1920. En ayant recours à une approche héritée du champ STS (science, technologie et société) et à des sources provenant principalement des Archives de la Ville de Montréal, elle s’intéressera aux défis découlant de la mise en place de services et d’infrastructures (les incinérateurs, en l’occurrence) liés à la gestion des matières résiduelles, notamment en évaluant l’action normative des élus. Mentionnons également que Claudèle est récipiendaire de la Bourse du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) ainsi que de la Bourse du Fonds de recherche – Culture et société, niveau maîtrise pour l’année 2020-2021.
La bourse d’excellence du Laboratoire niveau doctorat a été remise à Marisha Pauzé. Elle est candidate au doctorat sous la direction de Joanne Burgess, directrice du Laboratoire. Son projet « Transformation industrielle et consommation des produits animaliers au Québec (1870-1970) » vise à comprendre les effets de la transformation des modes de production et de subsistance résultant de l’industrialisation de la société québécoise sur la consommation des denrées alimentaires d’origine animale. L’objectif de sa thèse est de mettre en relation les discours qui influencent la production industrielle de denrées d’origine animale avec la consommation de ces produits dans la société québécoise durant la période à l’étude. Adjointe de recherche au Laboratoire depuis 2019, Marisha est également récipiendaire de la Bourse Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada pour la période 2021-2025.
Pour sa part, Jean-Philippe Carlos, qui a soutenu avec succès sa thèse de doctorat « Le rebelle traditionaliste : biographie sociointellectuelle de François-Albert Angers (1909-2003) » le 5 mai dernier, est également récipiendaire d’une bourse du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, niveau postdoctoral. L’adjoint à la coordination de l’équipe mettra ainsi en chantier un projet de recherche sur l’histoire économique de la Révolution tranquille, sous la supervision de l’historien Marcel Martel à l’Université York, en Ontario.
Membres cochercheurs de l’équipe
Professeur titulaire à l’Université de Sherbrooke et membre du Bureau de direction du Laboratoire, Harold Bérubé, s’est vu octroyé une subvention Savoir du CRSH pour son projet « Lire la ville à travers ses journaux : Montréal et sa presse à grand tirage (1884-1929) ».
L’objectif général du projet, qui se déroulera sur la période 2020-2025, est de mieux comprendre les rapports étroits qui existent entre la presse à grand tirage et le milieu urbain en explorant le cas de Montréal entre le milieu des années 1880 et la fin des années 1920. Plus spécifiquement, le professeur Bérubé cherche à comprendre comment la ville « fait » les journaux – en rendant l’existence de la presse à grand tirage possible – et la façon dont les journaux « font », à leur tour, la ville – notamment en la mettant en scène dans leur reportage. Pour y arriver, il étudiera de plus près le rôle des journaux comme institutions urbaines à part entière (comme entreprises et comme réalités matérielles dans le tissu urbain); comme acteurs dans les grands débats politiques qui agitent la société urbaine; comme vecteur à travers lequel se construisent d’influentes représentations des quartiers de la ville et de ses ambitions métropolitaines; et, enfin, comme source d’informations pratiques pour ce citadin qui souhaite s’y retrouver dans la « jungle urbaine », dans ces métropoles industrielles en transformation qui caractérisent la période étudiée. Financées par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, les Subventions Savoir appuient l’excellence de la recherche en sciences humaines. Elles sont destinées aux chercheurs établis ainsi qu’aux chercheurs émergents et visent des initiatives de recherche de deux à cinq ans.
Finalement, le Laboratoire tient à souligner le financement accordé à Joanne Burgess, directrice de l’équipe, pour son projet « Les acteurs économiques du Vieux-Montréal à l’époque victorienne » qui obtient une aide financière du Fonds du patrimoine culturel québécois (volet 5). Ce programme favorise la connaissance, la protection, la mise en valeur ou la transmission du patrimoine culturel du Québec. Mené avec l’historien Alan Stewart, le projet vise la documentation de 60 acteurs économiques (individus et sociétés) de l’époque victorienne associés à des immeubles commerciaux, notamment des magasins-entrepôts et des maisons-magasins, du site patrimonial du Vieux-Montréal, déclaré par le gouvernement du Québec en 1964. Il entend bonifier les fiches du Répertoire par des synthèses et des données historiques, des références bibliographiques et des images.
Toutes nos félicitations !

