Du 12 au 17 juin 2022 s’est déroulée l’École d’été Nouvelle-France maritime, organisée par Maxime Gohier, Dominique Deslandres et Léon Robichaud, co-directeur du LHPM et membre du comité de direction du projet Nouvelle-France numérique. Ces journées d’échanges, qui se sont tenues à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et sur la plateforme Zoom, ont permis aux participants d’acquérir de nouvelles compétences concernant l’utilisation des outils numériques de recherche en histoire et la gestion des données de recherche.
Le classement habituel des manuscrits permet difficilement de cibler des informations pointues lors de recherches sur des thèmes précis. Un autre type de traitement est nécessaire pour décupler le potentiel d’analyse de grands corpus, qu’ils soient administratifs, judiciaires ou notariaux. Lors de cette école d’été, présentée par le projet Nouvelle-France numérique, les participants ont, entre autres choses, été initiés à l’utilisation de l’application Transkribus et au balisage des lieux mentionnés dans les documents.
L’application Transkribus utilise l’apprentissage machine pour transcrire automatiquement les documents manuscrits à partir d’un échantillon écrit de la main d’un scribe donné. Une fois les documents transcrits, le balisage permet de signaler et d’ajouter des attributs pour différents types d’informations, incluant les personnes, les dates et les lieux. Dans le cas des lieux, le professeur Léon Robichaud a dirigé un atelier sur l’identification et la description des lieux mentionnés dans les documents. Pour chaque toponyme repéré, on ajoute une balise indiquant le toponyme standardisé ainsi que la longitude et la latitude inscrites dans les listes d’autorités. Ces balises peuvent ensuite être extraites dans un tableau qui peut être importé dans un système d’information géographique. Une telle démarche permet alors de cartographier les lieux mentionnés et d’offrir une nouvelle manière d’indexer les documents. En s’appuyant sur un répertoire toponymique de la Nouvelle-France (en cours de création par Jean-François Palomino, cartothécaire-coordonnateur à la Direction de la recherche et de la diffusion des collections à Bibliothèque et Archives nationales du Québec et membre du comité de direction du LHPM), le processus de balisage des lieux pourra bientôt être automatisé. Grâce à cette approche, les chercheurs pourront éventuellement effectuer des recherches sur des métacorpus d’archives dans lesquels les mentions de lieux sont présentement enfouies.
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