Jusqu’en novembre, l’exposition Il était une fois Montréal. Les Champenois en Nouvelle-France, qui se tient dans la ville de Troyes en Champagne, met en valeur la contribution de nombreux habitants de cette région de France au développement de la future métropole québécoise. Une initiative à laquelle ont notamment participé Mario Robert, cochercheur au LHPM et président de la Société historique de Montréal, ainsi que Léon Robichaud, codirecteur du LHPM.
Cette exposition, présentée par le département de l’Aube, met en valeur une quantité impressionnante d’archives françaises (plus de 200!) en lien avec la fondation de Ville-Marie et les personnages, plus ou moins connus, qui ont façonné la Nouvelle-France : de Jeanne Mance à Marguerite Bourgeoys, en passant par Paul de Chomedey de Maisonneuve, mais sans oublier les hommes et femmes de l’ombre dont la contribution, moins célèbre, fut tout aussi importante dans le développement de la jeune colonie.
Les visiteurs peuvent donc en apprendre davantage sur les conditions de départ des colons champenois, leur quotidien en Nouvelle-France et leurs relations avec les Premiers peuples. L’évènement met également en lumière l’héritage de ces échanges entre la Champagne et la vallée du Saint-Laurent, de part et d’autre de l’Atlantique.
L’exposition a également permis de valoriser l’expertise des chercheurs du Québec, sollicités dans sa conception. Léon Robichaud et Mario Robert ont contribué en amont à la révision des contenus. Ils ont aussi rédigé un article chacun pour le dossier thématique consacré à l’exposition, publiés dans la Revue d’histoire de la Nouvelle-France. Mario Robert a de plus été invité à prononcer une conférence dans le cadre de cette exposition le 19 juin 2025, lors de laquelle il a abordé les grandes périodes de l’histoire de Montréal, de sa capitulation en 1760 jusqu’au 375e anniversaire de sa fondation en 2017. Il a ainsi pu faire connaître outre-Atlantique des aspects moins connus du passé de la métropole, notamment l’occupation américaine de 1775-1776, la vie nocturne de la première moitié du XXe siècle, les tensions linguistiques entre francophones et anglophones ou encore l’effervescence des années 1960.
Soulignons que le LHPM, en partenariat avec la Société historique de Montréal, a également contribué à l’organisation de cette exposition à travers deux contrats réalisés par un de ses membres étudiants. Ainsi, Olivier Chiasson-Losier a recensé l’ensemble des archives, objets et artefacts disponibles dans des centres de conservation au Québec pouvant être mobilisés dans le cadre de l’exposition. Il a également travaillé étroitement avec ces institutions afin de faciliter le processus de prêts de ces artefacts, contribuant à les faire connaître en France.
Plus récemment, Mario Robert a discuté de l’implication de la Société historique de Montréal dans l’organisation de l’exposition le 13 septembre dernier, lors du premier rendez-vous des cycles de conférences Histoire et patrimoine, une affaire citoyenne!, un projet du LHPM en partenariat avec le MEM — Centre des mémoires montréalaises. La version audio de cette présentation est disponible sur la page YouTube de la Société historique de Montréal.
Cette initiative a permis de rappeler l’importance de l’implication citoyenne dans la mise en valeur et le rayonnement de l’histoire… de Montréal à la Champagne!


