Martin Petitclerc

Martin Petitclerc
  • Directeur des études avancées du Département d’histoire de l’UQAM
  • Professeur, UQAM
  • Ph.D. Histoire (UQAM)

Département d’histoire
Université du Québec à Montréal
Case Postale 8888, succursale centre-ville
Montréal (Québec) H3C 3P8

Téléphone : 514-987-3000 poste 8305
Télécopieur : 514-987-7813
Local : A-6325
Courriel : petitclerc.martin@uqam.ca

Champs de spécialisation

  • Histoire de l’association et de la citoyenneté
  • Histoire de l’économie sociale et des politiques sociales
  • Histoire de la classe ouvrière et des mouvements sociaux
  • Histoire du risque et de l’assurance

Centres de recherche

Directeur du Centre d’histoire des régulations sociales (CHRS : http://www.chrs.uqam.ca/). Équipe de recherche subventionnée par le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture regroupant une quinzaine de membres (chercheurs et collaborateurs) provenant de sept institutions d’enseignement supérieur. Le CHRS bénéficie également d’une subvention de la Fondation canadienne de l’innovation.

Affiliations

  • Chercheur régulier au Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES)
  • Chercheur collaborateur au Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM)
  • Chercheur collaborateur au Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ)

Principales réalisations

NIGET, David et Martin PETITCLERC (dir.), Pour une histoire du risque. Québec, France, Belgique, Montréal et Rennes, Presses de l’Université du Québec et Presses de l’Université de Rennes, 2012, 350 p.

Ce collectif est le produit de rencontres internationales tenues pendant trois ans sur le thème du risque et de l’histoire. Nourri des contributions d’une quinzaine de chercheurs, ce livre vise à rendre compte de l’impact d’une réflexion interdisciplinaire sur le risque pour la compréhension du changement historique. Dans une introduction substantielle, David Niget et moi-même présentons une analyse approfondie de cette réflexion qui est de plus en plus mobilisée par les historiens. De plus, je propose dans ma propre contribution une nouvelle lecture des principaux enjeux de l’État providence québécois à la lumière des débats entourant la définition des «risques sociaux».

PETITCLERC, Martin, « Nous protégeons l’infortune ». Les origines populaires de l’économie sociale au Québec, Montréal, VLB éditeur, 2007, 278 p.

Il s’agit d’une étude qui aborde, pour la première fois au Québec, les origines de l’économie sociale, par le biais d’une analyse fine des associations ouvrières de secours mutuels. Ce livre a remporté les Prix Lionel-Groux Fondation-Yves-St-Germain, de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, et Prix Clio-Québec, de la Société historique du Canada, pour l’année 2007. Ces prix récompensent à chaque année le meilleur ouvrage portant respectivement sur l’histoire de l’Amérique française et l’histoire du Québec.

LÉVESQUE, Benoît et Martin PETITCLERC, « L’économie sociale au Québec à travers les crises structurelles et les grandes transformations (1850-2008) », Économie et solidarités, vol. 39, no 2, 2010, p. 14-37.

Cet article, co-rédigé avec Benoît Lévesque, présente les grandes périodes de changement dans l’histoire de l’économie sociale depuis 1850. Il annonce la parution prochaine (soumission fin 2013) d’une monographie substantielle portant sur l’histoire de l’économie sociale au Québec jusqu’à nos jours, toujours en collaboration avec Benoît Lévesque.

PETITCLERC, Martin, « Notre maître le passé? Le projet critique de l’histoire sociale et l’émergence d’une nouvelle sensibilité historique », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 63, no 1, 2010, p. 83-113.

Cet article analyse les grandes tendances de l’histoire sociale depuis les 50 dernières années et explore les présupposés d’une nouvelle histoire des idées qui se définit contre les principaux postulats de l’histoire sociale « traditionnelle ». Il propose de renouer avec les fondements d’une histoire sociale centrée sur les conflits sociaux et, plus largement, préoccupée par la grande question du changement social. L’article a ainsi donné lieu à un débat. (Voir ma réponse dans : « L’histoire comme projet démocratique », RHAF, 64, 1, 2010 : 83-113).

PETITCLERC, Martin, « À propos de ‘ceux qui sont en dehors de la société’. L’indigent et l’assistance publique au Québec dans la première moitié du XXe siècle », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 65, no 2-3, 2011, p. 225-254. 

Cet article propose une relecture du rôle du système d’assistance publique, le cœur du système de protection sociale avant la Révolution tranquille. J’y défens la thèse que la loi de 1921 de l’assistance publique est une tentative, largement réussie, de consolidation de la gouvernementalité libérale qui s’appuyait, depuis le milieu du XIXe siècle, sur ce que Karl Polanyi a appelé le  «personnage de l’indigent». Ce personnage, défini légalement comme inapte au travail et sans soutien familial, et donc «en dehors de la société» selon une expression de l’époque, a permis de justifier le développement d’un système privé/public d’assistance charitable original qui allait totalement à l’encontre des politiques sociales fondées sur une conception universelle du droit social.

Principaux projets de recherche en cours

Aux origines de l’État providence québécois (1900-1950)
Projet de recherche FQRSC

La remise en question de l’État-providence, et en particulier du système de santé québécois, est au coeur de ce projet de recherche. Cette remise en question a bien signifié la fin du grand consensus social établi lors de la Révolution tranquille. Ce consensus découlait d’une certaine idée des risques sociaux que la collectivité devait assumer, idée qui avait été l’objet de conflits et de négociations depuis les années 1920. Le coeur de ce projet est la reconstitution et l’analyse des débats entourant l’importante Commission d’enquête sur les assurances sociales du Québec (Commission Montpetit, 1930-1933)

Gestion des risques sociaux et réponses aux vulnérabilités et problèmes sociaux au Québec, 19e et 20e siècles
Projet de recherche FQRSC

Le CHRS documente et interroge l’histoire des problèmes sociaux (crime, pauvreté, folie, déviance, etc.) au Québec sous l’angle des régulations sociales. En quelques mots, cette approche tente de saisir les processus de transformation historique en accordant une place privilégiée à l’étude des cadres normatifs qui structurent la vie sociale, à commencer par l’État, les institutions et le droit. En ce sens, les régulations sociales se constituent sur le territoire du conflit social, et participent d’une dynamique d’imposition et de contestation de l’ordre social par laquelle se produit le changement historique.

Le recours aux lois spéciales et le droit de grève depuis 1980 dans une perspective historique
Projet de recherche PAFARC 

Ce projet de recherche porte sur le recours aux lois spéciales afin de limiter le droit de grève depuis 1964 au Québec. En partenariat avec le milieu syndical québécois en vertu du Protocole UQAM-CSN-CSQ-FTQ, ce projet devrait permettre de dresser un bilan global des stratégies politiques et juridiques des employeurs et de l’État, de leurs impacts (politiques, économiques, juridiques, etc.) sur les organisations syndicales et les personnes salariées.