Magda Fahrni

Magda Fahrni
  • Professeure, UQAM
  • Ph.D. Histoire (Université York)

Département d’histoire
Université du Québec à Montréal
Case Postale 8888, succursale centre-ville
Montréal (Québec) H3C 3P8

Téléphone : 514-987-3000 poste 8300
Télécopieur : 514-987-7813
Local : A-6205
Courriel : fahrni.magda@uqam.ca

Champs de spécialisation

  • Canada-Québec
  • XXe siècle
  • Histoire des femmes
  • Histoire de la famille
  • Histoire de l'État providence

Principales réalisations

Magda FAHRNI est professeure à l’Université du Québec à Montréal, où elle enseigne l’histoire des femmes, l’histoire de la famille et l’histoire du Québec et du Canada au XXe siècle. Son livre sur les années 1940, intitulé Household Politics: Montreal Families and Postwar Reconstruction (Toronto, University of Toronto Press, 2005), a reçu le prix Clio-Québec de la Société historique du Canada en 2006. Avec Gail Cuthbert Brandt, Naomi Black et Paula Bourne, elle est la coauteure de la 3e édition de Canadian Women: A History (Toronto, Nelson, 2011).

Magda Fahrni a codirigé (avec Robert Rutherdale) l’ouvrage collectif Creating Postwar Canada: Community, Diversity, and Dissent (Vancouver, UBC Press, 2008) et a également codirigé (avec Esyllt W. Jones) l’ouvrage collectif Epidemic Encounters: Influenza, Society, and Culture in Canada, 1918-20 (Vancouver, UBC Press, 2012).

Elle travaille actuellement sur deux nouveaux livres : une monographie sur le risque et les accidents à Montréal au tournant du XXe siècle et une synthèse sur l’histoire de la famille au Canada de l’époque de la Nouvelle-France à nos jours. Elle dirige la collection Études d’histoire du Québec chez les éditions McGill-Queen's.

Principaux projets de recherche

 Modernité et savoir à Montréal, 1815-1985
(Chercheur principal : Jarrett Rudy) Subvention d’équipe FQRSC, 2017 - 2021

Le projet de recherche Modernité et Savoir à Montréal, 1815-1985 est centré sur une exploration du phénomène de la modernité à Montréal entre ces deux dates, une période qui selon Eric Hobsbawn se caractérise par une maturation du capitalisme industriel international. Ce projet collectif est construit autour du thème des transformations des formes de savoir plus traditionnelles et plus ancrées dans les réalités locales. À cet égard, les travaux de Jacques Rancière qui attirent l’attention sur l’expérience des groupes populaires, marginalisés par les pouvoirs économique et politique, sont particulièrement instructifs. La programmation de recherche se divise en trois axes : « Technologie et Société »; « Économie et droit » et « Mobilisations politiques ».

Modernité et légitimité à Montréal, 1800-2010
(Chercheur principal : Jarrett Rudy) Subvention d’équipe FQRSC, 2012 – 2016

Ce projet collectif de recherche est une étude de la modernité, conçue comme un phénomène international qui, tant dans ses manifestations intellectuelles que matérielles, découle de la révolution industrielle. Les historiens québécois se sont intéressés à la modernité, et plus particulièrement à la question de la modernisation, dès les années 1970. Leurs travaux, cependant, ont privilégié des thèmes d'histoire socioéconomique. Pour notre part, tout en nous appuyant sur ces recherches antérieures, nous accordons une importance particulière à la culture et à l'influence qu'elle a sur les structures de pouvoir à Montréal aux XIXe et XXe siècles.

Repenser l'accident dans un contexte de modernité industrielle, 1890-1935
Subvention CRSH, 2007-2011

Étudier les accidents – à l’usine, sur la route, à la maison, dans des lieux de loisirs commerciaux comme le cinéma –, c’est une façon d’interroger les idées du risque développées au début du XXe siècle. Attribué pendant des siècles au destin, à la Providence, au hasard, ou à la simple malchance, jadis vu comme étant inévitable, l’accident est dorénavant perçu comme quelque chose qui peut être à la fois prévu et prévenu. Dans un contexte de modernité industrielle, le «hasard» devient explicable, à l’aide de la science, des techniques et des statistiques. Des explications religieuses et le fatalisme coexistent donc, dans ce nouveau contexte, avec ce que l’historien américain Jackson Lears appelle « a modern culture of control. » La création d'une infrastructure de prévention des accidents, à Montréal comme ailleurs en Occident, est alors l’une des façons par lesquelles les contemporains ont tenté « d’apprivoiser l’incertitude » ou encore de « discipliner l’avenir ».

Bibliographie sélective

  • FAHRNI, Magda, « Glimpsing Working-Class Childhood through the Laurier Palace Fire of 1927 : The Ordinary, the Tragic and the Historian’s Gaze »The Journal of the History of Childhood and Youth, vol. 8, no. 3, 2015, p. 426-450. (Cet article Son texte a été couronné meilleur article par le Canadian Committee on Labour History et par le Groupe d’histoire de l’enfance et de la jeunesse).
  • FAHRNI, Magda, « ‘La lutte contre l’accident’. Risque et accidents dans un contexte de modernité industrielle », p.181-202, dans David NIGET et Martin PETITCLERC (dir.), Pour une histoire du risque : Québec, France, Belgique, Rennes/Québec, Presses universitaires de Rennes/Presses de l'Université du Québec, 2012, 352p.
  • FAHRNI, Magda et Esyllt W. JONES (dir.), Epidemic Encounters: Influenza, Society, and Culture in Canada, 1918-20, Vancouver, UBC Press, 2012, 290 p.
  • BRANDT, Gail Cuthbert, Naomi BLACK, Paula BOURNE et Magda FAHRNI, Canadian Women: A History, 3édition, Toronto, Nelson Education, 2011, 660 p.
  • FAHRNI, Magda et Robert RUTHERDALE (dir.), Creating Postwar Canada: Community, Diversity, and Dissent, 1945-75, Vancouver, University of British Columbia Press, 2008, 347 p.
  • FAHRNI, Magda, Household Politics: Montreal Families and Postwar Reconstruction, Toronto, University of Toronto Press, 2005, 279 p. (Ce livre s’est mérité le Prix Clio-Québec, décerné par la Société historique du Canada en juin 2006. Il était également sur la liste courte pour le Prix John A. Macdonald, décerné par la Société historique du Canada.)

Affiliations externes principales