Andréanne Martel

Intrications médiatiques et littoralisation du « Québec » et du « Canada »                       Doctorat interuniversitaire en histoire de l’art et en géographie
Dir. Christina Contandriopoulos, Codir. Irène Hirt
Courriel : andreannemartel@gmail.com

Andréanne Martel est candidate au doctorat en histoire de l’art sous la direction de Christina Contandriopoulos, professeure au Département d’histoire de l’art de l’UQAM et cochercheuse au LHPM, et au doctorat en géographie sous la direction d’Irène Hirt, professeure en géographie humaine au Département de géographie et environnement de l’Université de Genève.

Son projet de thèse porte sur les savoirs géographiques des îles et du littoral du « Québec » et du « Canada », notamment de ce que l’on nomme aujourd’hui « fleuve Saint-Laurent ». Il vise d’une part à étudier le rôle des images – des cartes et des paysages – de leur multiplication et de leur circulation, au regard des pratiques sociales, géographiques et aménagistes afin de saisir leur part dans la construction du littoral. L’objectif est de démontrer comment les cartes, les paysages, la littérature et l’architecture (forts, phares et infrastructures) ont interagi au sein d’un même espace et comment des « intrications médiatiques » ont été porteuses de sens et ont fabriqué du pouvoir. Les documents choisis sont également étudiés à partir des théories féministes et de genre, notamment en mettant de l’avant la présence des femmes dans l’histoire de l’art et de la géographie, et restitués dans les pratiques de collectionnement des empires. Or, la création de récits historiques étant souvent issue d’archives coloniales, Andréanne considère également les archives en termes d’absence plutôt que de présence uniquement. Un axe de sa recherche vise à mettre de l’avant des savoirs oraux ancrés dans une communauté, à partir de collaborations. L’objectif est, entre autres, de mettre en relation l’histoire orale aux cartes et à la toponymie.

En plus de ses recherches doctorales, Andréanne travaille actuellement en collaboration avec Christina Contandriopoulos sur des activités de recherche portant sur la cartographie et l’architecture au « Québec » et « Canada », à partir d’une approche intermédiale du paysage. Elle est également membre du Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia et du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM), et représentante étudiante au sein du comité de direction du Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS). Son projet de recherche au doctorat est quant à lui financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), par la bourse Luc-D’Iberville-Moreau et a fait l’objet d’une bourse d’excellence du LHPM.