Andréanne Martel

Cartographier la géographie, l’histoire et la mémoire des rivières du Nitassinan : entre missions religieuses, explorations géologiques et perspectives innues                        Doctorat interuniversitaire en histoire de l’art et en sciences de la société (mention géographie) 
Dir. Peggy Davis, Codir. Irène Hirt
Courriel : andreannemartel@gmail.com

Andréanne Martel est diplômée du baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Ses réflexions sur les paradoxes de l’archive et du paysage l’ont menée à réaliser des recherches à la maîtrise en histoire de l’art sur le rôle de la cartographie et du paysage dans l’aménagement et l’exploitation des territoires nommés aujourd’hui « Québec » et « Canada ». Elle y a exploré un large éventail de sujets, comme l’histoire de la cartographie et du paysage, de la gravure, du livre, de l’environnement, du genre, de l’oralité, des territorialités autochtones, de l’architecture, des jardins, des frontières, des institutions nationales d’archives et de la notion de patrimoine.

Aujourd’hui, Andréanne travaille sous différentes formes entre Montréal et Genève à partir d’une approche basée sur la recherche et la collaboration. Elle est étudiante au doctorat en histoire de l’art sous la direction de Peggy Davis, professeure au Département d’histoire de l’art de l’UQAM, et en géographie sous la direction d’Irène Hirt, professeure en géographie humaine au Département de géographie et environnement de l’Université de Genève. Au croisement de la géographie culturelle, des études visuelles et en collaboration avec la communauté innue d’Ekuanitshit, son projet de thèse porte sur les potentiels et les limites des cartes et plus largement des archives dans la réactivation des savoirs et des portages innus liés à la rivière Patamiu-shipu (« Saint-Jean » dans la toponymie coloniale québécoise).

En plus de ses recherches doctorales, Andréanne a co-organisé des colloques et des journées d’études sur la contre-cartographie, la toponymie et l’histoire environnementale. Entre autres, elle a co-organisé les journées d’étude Tracer, dessiner et nommer l’Île de la Tortue avec Justine Gagnon (ULaval) et Caroline Nepton Hotte (UQAM) et le colloque Les Amériques en vert? Nouveaux chantiers en histoire environnementale des Amériques avec Pascal Bastien (UQAM), Isabel Harvey (UCLouvain-UQAM), Jan Synowiecki (Université Caen Normandie) et Thomas Brignon (Université Clermont Auvergne). Elle est également membre du Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia, du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM), de l’Équipe Viator et membre du comité scientifique du Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS).

Finalement, en tant qu’artiste, elle travaille avec des artistes de la performance et des compositeur.rices. La politique du corps, de l’archive et de l’espace sont des dimensions importantes de sa pratique qui se manifestent à travers des écrits, des performances et des expositions. Ses projets ont été présentés par Tangente, Danse-Cité, la Galerie de l’UQAM et la Galerie Laroche-Joncas.

Publications à paraitre :

  • Une architecture frontalière: étude des cartes de Joseph Bouchette (1774-1841), dossier Contre-cartographier, Revue Intermédialités
  • Une circulation transculturelle d’images, de récits et de pratiques : étude des cartes de Joseph Bouchette (1774-1841), dossier Traditions orales, revue Études autochtones