Simon Balloud

Les hommes d’Église français dans la migration vers le Canada (1830-1914)
Doctorat en histoire, UQAM
Dir. : Paul-André Linteau, Codir.: Didier Poton de Xaintrailles (Université de La Rochelle)

Après avoir obtenu une licence d’histoire à l’Université de La Rochelle en 2007, Simon Balloud entreprend un master Relations internationales et histoire du monde atlantique au sein de la même université, dont le mémoire de recherche est dédié à l’étude de l’historiographie du catholicisme français et québécois à l’époque contemporaine. Depuis l’obtention d’un contrat doctoral en 2011, il mène une thèse en cotutelle au sein de l’ULR et de l’UQAM sous la direction de MM. Didier Poton et Paul-André Linteau. Cette dernière s’intitule : Les hommes d’Église français dans la migration vers le Canada (1830-1914).

Ce projet de thèse propose une double contribution d’un point de vue historiographique. Dans un premier temps, il s’agit de développer et approfondir nos connaissances au sujet des communautés religieuses, en France et au Canada, au regard de leur influence considérable dans l’histoire des deux pays. Plus largement, cette étude contribue à l’histoire du catholicisme français et nord-américain à l’époque contemporaine. Dans un second temps, il s’agit de considérer ces hommes d’Église comme des migrants, et de les étudier comme tels, sans oublier leurs particularismes. Qu’est-ce que migrer pour un homme d’Église Français entre 1830 et 1914 ? Une histoire connectée des congrégations religieuses qui ont immigré de France vers le Canada reste à réaliser. Cette thèse est intégrée au programme de recherche international : Les immigrants français au Canada à l’époque de la Grande Migration transatlantique (1870-1914), piloté par Yves Frenette (Université de Saint-Boniface), Françoise Le Jeune (Université de Nantes), Paul-André Linteau (UQAM) et Didier Poton (ULR).

Simon Balloud participe à des projets de recherche, tel le programme ANR-TERRIAT: Les territoires de l’attente (http://terriat.hypotheses.org/) qui étudie les phénomènes de mobilité et de déplacement dans les sociétés américaines et atlantiques. Au LHPM, il obtient le contrat de recherche : L’œuvre des Oblats de Marie Immaculée : Montréal-Ottawa dans le cadre du projet L’Îlot Saint-Pierre Apôtre : un héritage pour la communauté (2012-2013). Il réalise aussi un stage (2012) à Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, pour préparer la table ronde organisée à l’occasion du 250e anniversaire du Traité de Paris (1763). En 2014-2015, il est attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de La Rochelle afin d’y enseigner les cours «histoire et sciences sociales», «histoire des Amériques» et «sources de l’histoire urbaine des Amériques» en licence et en master. En parallèle, il participe à des colloques scientifiques internationaux, organise des journées d’étude (ex : «Les circulations dans l’espace atlantique à l’époque contemporaine : nouvelles approches, sources et méthodologies», Université de La Rochelle, décembre 2015) et publie régulièrement (ex : «Patrimonialisation et territoires de l’attente : l’exemple du boulevard Saint-Laurent à Montréal», in Laurent Vidal et Alain Musset (dir.), Les territoires de l’attente dans les mondes américains, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015.)