Rose Lewis

« Bienvenue aux dames » : l’impact sociodémographique des femmes à marier au Canada (1663-1690) et en Louisiane (1710-1730)
Maitrise en histoire, Université de Sherbrooke
Dir.: Léon Robichaud
Curriculum vitae

Avant de se consacrer à l’histoire, Rose Lewis a fait des études à l’Institut Simone de Beauvoir puis en sciences politiques, pour finalement compléter un  baccalauréat  en sciences politiques et histoire à l’Université Concordia. Elle termine à présent son mémoire de maîtrise à l’Université de Sherbrooke sous la direction de Léon Robichaud.

Sa recherche porte sur la femme et la famille françaises en situation coloniale, plus précisément sur les effets de l’arrivée des femmes dans le milieu colonial de la France atlantique. Il s’agit d’une étude comparative qui entend mesurer ces répercussions à Montréal (Canada), de 1663 à 1690, et à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), de 1710-1730, soit deux milieux où l’arrivée de femmes à marier a produit des  résultats bien différents : ce fût un succès au Canada, où certains leur accordent le statut de « mères de la nation », tandis qu’ en Louisiane, nous pouvons réellement parler d’un échec, alors qu’elles sont plutôt associées au libertinage de La Nouvelle-Orléans. Cette étude cherche donc à combler les lacunes de l’historiographie portant sur le rôle des femmes dans la formation des sociétés coloniales en Amérique française, surtout pour l’espace Louisianais, un espace d’étude encore bien peu développé.

Depuis toujours curieuse du fonctionnement sociétal, Rose a fait un stage en 2008 au Programme alimentaire mondial des Nations Unies à Genève. Cette expérience a eu une grande incidence sur son cheminement, l’incitant d’abord à s’impliquer dans sa communauté, où elle siège  sur plusieurs conseils d’administration, notamment celui du Musée des communications et d’histoire de Sutton ainsi que sur celui de la Société d’histoire de Sutton. Elle travaille activement au sein de ces deux organismes, mettant sur pied le processus d’archivage de la banque de photos. C’est également ce stage qui l’a amenée  à s’intéresser  plus précisément à la colonisation et ses répercussions sur la société. Toujours préoccupée par le rôle de la femme dans le monde, son sujet de thèse est né  de ces deux pôles d’intérêt.

Depuis 2013, elle est adjointe de recherche au Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et travaille sur la géorectification des plans d’assurance incendie et des plans d’utilisation au sol de la Ville de Montréal en utilisant le logiciel Mapwarper. Ce projet est mené en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec.