Jacinthe Blanchard-Pilon

Entre la fuite et l’exil : réception, circulation et reconnaissance des artistes non figuratifs du Québec au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée de la Province et à la Galerie Nationale du Canada (1955-1960)
Maîtrise en histoire de l’art, UQAM
Dir.: Dominic Hardy
Curriculum vitea

Jacinthe Blanchard-Pilon est détentrice d’une maîtrise en histoire de l’art et d’un baccalauréat en histoire de l’art, tous deux réalisés à l’UQAM.

Dans le cadre de ses recherches, elle s’est intéressée au phénomène de l’exil des artistes non figuratifs du Québec, à leur relation avec l’État et à leur réception dans les mondes de l’art dans les années 1950. À travers les parcours exemplaires de sept artistes en exil (Edmund Alleyn, Léon Bellefleur, Paul-Émile Borduas, Marcelle Ferron, Jean-Paul Jérôme, Fernand Leduc et Jean-Paul Riopelle), dont certaines œuvres sont alors choisies pour représenter le Canada dans les expositions internationales, elle questionne le fait que nombre d’entre eux quittent pour chercher la reconnaissance ailleurs. L’originalité de sa démarche est de proposer une relecture des discours sur l’exil et la reconnaissance de l’art non figuratif, ancrée sur un corpus de presse et sur une analyse quantitative des expositions et des acquisitions au Musée des Beaux-arts de Montréal, au Musée de la Province (actuel Musée national des Beaux-arts du Québec) et à la Galerie nationale (aujourd’hui Musée des Beaux-arts du Canada). Si, au terme de son mémoire, il appert que les motifs de l’exil doivent être nuancés, c’est également l’usage même de cette terminologie pour qualifier les voyages d’artistes à l’aube de la Révolution tranquille qui est remise en question.

Récipiendaire d’une bourse de fin de rédaction du Centre de recherche interuniversitaire sur la culture et la littérature québécoises (CRILCQ-UQAM) et de la Bourse Esther Trépanier en histoire de l’art en 2015, Jacinthe s’est jointe à l’équipe du LHPM au printemps 2016. En collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec, elle a contribué à la recherche et à la rédaction de capsules de vulgarisation dans le cadre du projet « Le théâtre à Montréal, 1825-1930 », visant à documenter les lieux d’activités théâtrales à Montréal.