Roch Montpetit

Doctorat en histoire, UQAM
Dir. : Robert Gagnon
Curriculum vitae

Après avoir complété un certificat en histoire à l’UQAM en 2013, Roch Montpetit y entreprend une maîtrise, dans la même discipline. Son mémoire porte sur le parcours de l’École normale de l’enseignement technique (ENET), une des cinq institutions constituantes de l’UQAM en 1969. Il étudie le cheminement menant à la création de cet établissement de formation des maîtres de l’enseignement technique en 1964, et retrace, non seulement les étapes franchies pour la reconnaissance de la formation technique au niveau universitaire, mais aussi de suivre l’évolution du débat concernant l’expansion universitaire et la diversification des profils d’enseignement de ce niveau d’enseignement au cours des années 1960. Le projet de programme de formation technique dans le curriculum universitaire de l’UQAM ayant échoué, il met en perspective la problématique des situations d’échec, souvent absents dans la mémoire collective et dans l’historiographie, et qui comportent pourtant des renseignements susceptibles d’enrichir la connaissance historique.

Son projet de thèse de doctorat a pour titre : Parcours identitaire des architectes du Québec, 1860-1960. Constitution, affirmation sociale et développement d’un groupe professionnel. Il entend y retracer leur difficile parcours, marqué de réussites mais aussi de plusieurs revers et échecs, pour l’acquisition d’une reconnaissance sociale et professionnelle, ainsi que pour la création de programmes d’architecture de niveau universitaire.

En plus de l’histoire de l’enseignement, Roch Montpetit s’intéresse à l’étude du patrimoine bâti et à l’histoire urbaine. Il souhaite compléter un projet qui fusionne ces deux derniers centres d’intérêt dans une histoire du Quartier latin montréalais, de 1895 à 1940. Au Laboratoire d’histoire et de patrimoine Montréal, il a collaboré à la documentation de gravures portant sur des paysages et des bâtiments montréalais du XIXe siècle, réalisées par John Henry Walker, et à l’ébauche d’un projet de documentation d’entreprises montréalaises durant la même période. Il a travaillé comme auxiliaire de recherche auprès de M. Robert Gagnon, dans un projet portant sur le programme des bourses d’Europe du gouvernement du Québec, qui a contribué à la création d’une élite intellectuelle, culturelle et scientifique, entre 1920 et 1958.