Le Golden Square Mile, espace urbain en mutation (1945-1980)

À partir du milieu du XIXe siècle, le (Golden) Square Mile s’impose comme l’espace résidentiel privilégié de la haute bourgeoisie anglo-montréalaise. À partir de l’entre-deux-guerres, cette position devient intenable devant le développement du centre-ville de Montréal et celui de nouvelles banlieues élitaires plus excentrées. Ce projet a pour objectif d’étudier et de comprendre les principales étapes de cette transformation ; d’identifier ses acteurs et ses mécanismes ; de mettre en lumière les jeux de pouvoir et les résistances qui ont marqué cette mutation urbaine. Ce projet a mené à la production de communications et à la préparation d’un article, mais aussi à la géolocalisation et à la diffusion d’une partie des données rassemblées.


  • Le réservoir McTavish et le centre-ville, 1965, Archives de la Ville de Montréal, VM94AD69-003

À partir du milieu du XIXe siècle, le quartier connu aujourd’hui sous le nom de (Golden) Square Mile s’impose comme l’espace résidentiel privilégié de la haute bourgeoisie anglo-montréalaise. À partir de l’entre-deux-guerres, mais surtout après la Seconde Guerre mondiale, cette position devient intenable devant le développement du centre-ville de Montréal vers le nord et celui de nouvelles banlieues élitaires plus excentrées. En quelques décennies, le quartier est l’objet de transformations massives avec d’importantes démolitions, la construction de nouveaux édifices commerciaux et administratifs et, plus tardivement, la patrimonialisation d’un petit nombre de résidences bourgeoises. Ce projet a pour but d’étudier et de comprendre les principales étapes de cette transformation.

Plus spécifiquement, il a pour objectifs de décrire les principales étapes de la transformation du Square Mile entre 1945 et 1980 ; d’identifier les acteurs et les mécanismes de cette mutation ; de mettre en lumière les jeux de pouvoir et les résistances qui ont marqué cette mutation urbaine, notamment sur le plan de la patrimonialisation de ce secteur, mais aussi des transactions foncières et des opérations urbanistiques qui ont rendu cette transformation possible. Il a permis de mettre en évidence les stratégies utilisées par les propriétaires individuels de lots dans le quartier pour profiter de l’arrivée, surtout dans les années 1960, d’entreprises intéressées par la consolidation de ces lots et la construction d’édifices qui rompent avec le passé résidentiel du secteur.

Pour atteindre cet objectif, de grandes quantités de données ont été rassemblées à partir des archives municipales de Montréal, pour comprendre la position de la municipalité face au redéveloppement de ce secteur ; à partir du Registre foncier du Québec, pour suivre à l’échelle d’un quadrilatère l’évolution du secteur et les transactions effectuées sur une série de lots ; et à partir de l’iconographie pour visualiser, à l’échelle de la rue et du districts (grâce aux photos aériennes), cette mutation urbaine sur trois décennies.

Ce projet a mené à la production de communications et à la préparation d’un article à partir des résultats de recherche obtenus, mais aussi à la géolocalisation d’une partie de ces données de manière à faciliter la visualisation de cette mutation d’un district central à l’histoire et au patrimoine de Montréal. Une partie des données rassemblées devrait être rendue publique.


Réalisations

Communications et conférences

  • BÉRUBÉ, Harold, « Le ‘‘Golden Square Mile’’, espace urbain en mutation (1945-1980) », 70e congrès de l’Institut d’histoire d’Amérique française Rencontre et échanges en Amérique française, Montréal, 20 octobre 2017.
  • BÉRUBÉ, Harold, « ‘’Votre genre de voisins’’: géolocaliser le rêve suburbain à Montréal, 1950-1970 / Visualiser la mutation de l’espace urbain à l’échelle d’un quadrilatère: le cas du Square Mile (1945-1980) », communication présentée dans le cadre de la Journée annuelle du LHPM, Montréal, 25 novembre 2016.
  • BÉRUBÉ, Harold, « A Different Kind of Urban Redevelopment: The Case of Montreal’s “Golden Square Mile” (1945-1980) », communication présentée à la rencontre annuelle de la Société historique du Canada, Ottawa, 3 juin 2015.

Soutien financier

 

        

 

Responsables

  • Harold Bérubé, professeur, Département d’histoire, Université de Sherbrooke

Professionnels de recherche

  • Kim Petit, agente de recherche, coordination des projets numériques, LHPM

Personnel de recherche

  • Laura Barreto Palacio, stagiaire, volet cartographique, LHPM (2016-2017)
  • Guillaume Lessard, étudiant, Université de Sherbrooke (2012-2013)
  • Alexandre Patenaude, étudiant, Université de Sherbrooke (2012-2014)