D’« antiquaires » à agents mémoriels : sociétés historiques et associations de citoyens dans la valorisation du passé

Ce projet de recherche vise à examiner l’apport des sociétés historiques et des associations citoyennes à la construction de la mémoire québécoise, tant à travers le temps que dans la diversité de leurs apports. Le projet, mené de manière collaborative, entend combiner la recherche « traditionnelle » avec l’utilisation d’outils ouverts pour favoriser une contribution élargie et une accessibilité accélérée des résultats.


Par des conférences et journées d'étude, telles que les Journées d'échange Paysages du mouvement / paysages en mouvement d'octobre 2019 (qui étaient le fruit d'un partenariat entre la FHQ, le LHPM,  le CIEQ et l'AQPI), les sociétés historiques et associations de citoyens contribuent au développement du savoir historique et à la construction d'une mémoire partagée.  Crédit photo : Alain Roy

Le projet de recherche D’« antiquaires » à agents mémoriels : sociétés historiques et association de citoyens dans la valorisation du passé vise à examiner l’apport des sociétés d’histoire locale et des associations de citoyens à la constitution et diffusion de la mémoire québécoise.

Alors que le concept de « science citoyenne » se déploie dans divers domaines scientifiques, le projet entend revisiter les contributions de ces organisations pour mieux en saisir l’ampleur (près de 15% de la population québécoise aurait fait de l’histoire ou de la généalogie en amateur pendant au moins quelques jours en 2009), la diversité des impacts sociétaux de même que leurs principales caractéristiques.

La recherche se déploie sur deux axes : diachronique d’abord, pour en comprendre les mutations de la perspective « antiquaire » à la science citoyenne; synchronique ensuite, pour en saisir les multiples facettes. La recherche comprendra certes un volet plus traditionnel (bibliographie, rapports de recherche, etc.), mais aussi un volet collaboratif et ouvert, par l’utilisation d’outils ouverts tels que Zotero ou Wiki pour favoriser une contribution élargie, permettant de mettre rapidement à disposition du public les données recueillies

Au cours de l’été 2020, un premier pas a été fait avec le soutien financier du LHPM, ce qui a permis d’engager une assistante de recherche, Sandrine Labelle. Non seulement une bibliographie préliminaire sur Zotero a-t-elle été réalisée, mais un dépouillement sommaire de différentes sources, notamment des principales revues d’histoire du Canada et du Québec, a permis de raffiner le cadre conceptuel et méthodologique des prochaines étapes du projet.

Responsables

  • Martin Drouin, professeur, UQAM
  • Alain Roy, historien
  • MariFrance Charrette, Fédération Histoire Québec

Personnel de recherche

  • Sandrine Labelle, étudiante, UQAM (2020) 
  • Mélissa Benjamin, étudiante, UQAM (2021)