Le numérique en enseignement primaire et secondaire : retour sur un Midi du Labo riche en échange

Le 29 octobre dernier, le LHPM a eu la chance d’accueillir Steve Quirion et Pascal Di Francesco, respectivement responsable et collaborateur du RÉCIT de l’univers social, une boîte à outils numérique créée pour accompagner les enseignants et les élèves de niveau primaire et secondaire en histoire et en géographie. Ce fut une occasion unique d’en apprendre davantage sur les possibilités offertes par les nouvelles technologies dans la transmission des savoirs historiques, et d’échanger sur les enjeux liés à la médiation culturelle.

En ouverture, Steve Quirion, collaborateur du LHPM, a présenté le double mandat du RÉCIT, organisme partenaire du Laboratoire, qui vise à tisser des liens avec les institutions culturelles et universitaires, ainsi qu’à identifier des pistes pour faciliter la médiation culturelle en milieu scolaire. Il a également mis en lumière différents outils créés par l’organisme pour faciliter l’apprentissage des savoirs historiques et le développement de l’esprit critique des élèves, du répertoire de situations d’apprentissages à la banque de documents d’histoire et de géographie, en passant par des sites de contenu pour le primaire et pour le secondaire.

Plusieurs projets de collaboration entre le RÉCIT et différents partenaires ont également été évoqués, notamment des journées de formation destinées aux enseignants à BAnQ, le partage de contenus de formation par l’UQAM et l’Écomusée du fier monde, ainsi que des sorties éducatives au MEM – Centre des mémoires montréalaises. En s’appuyant sur des exemples concrets, Pascal Di Francesco a aussi mis en lumière comment le contenu des collections et des archives des institutions pouvait nourrir l’enseignement, à travers des situations d’apprentissage concrètes.

Si la médiation culturelle en milieu scolaire permet une mise en valeur du rôle des musées et des centres d’archives, elle comporte également son lot de défis, à commencer par ceux du monde scolaire, avec des programmes chargés, et du contenu qui doit être à la fois généraliste et accessible. Ces besoins sont parfois difficilement conciliables avec les contraintes des institutions culturelles, qui doivent composer avec des moteurs de recherche quelquefois inadaptés, et un volume très important de documents ou d’objets, appelant des ressources en médiation qui sont rarement suffisantes.

Ces différents enjeux ont permis de nourrir des échanges animés entre les intervenants et les participants, issus à la fois de l’univers académique et de l’enseignement. Diverses pistes de solution ont été évoquées, et ces discussions ont aussi pointé l’importance d’entretenir des liens entre les différents agents des milieux académiques, scolaires et institutionnels – une mission dans laquelle le LHPM demeure résolument engagé!

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