Les 7 et 8 novembre derniers se tenait, au MEM – Centre des mémoires montréalaises, le colloque international « Streetstories / Histoires de rue. Matérialités, usages et représentations (Amérique-Europe, XVIIIe-XXe siècle) ». L’événement a permis à de nombreux membres du LHPM de partager le fruit de leurs réflexions et de leurs travaux sur le thème de la rue.

Le colloque, en partie appuyé par le Laboratoire, a été coorganisé par Harold Bérubé, professeur à l’Université de Sherbrooke et cochercheur au LHM, ainsi que par Christophe Loir, professeur à l’Université libre de Bruxelles. Il rassemblait des chercheurs et chercheuses d’horizons variés, de la Belgique à la Colombie-Britannique, en passant par la France, la Suisse et, bien entendu, le Québec.
Principale porte d’entrée dans la ville et ses espaces, la rue est un objet de recherche qui permet d’en explorer l’histoire de mille et une façons. Les conférenciers et conférencières qui participaient au colloque l’ont analysée comme réalité matérielle d’une grande complexité, mais aussi à travers la multiplicité de ses usages et comme objet de représentations diverses, du XVIIIe au XXe siècle.
Les chercheurs du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal y étaient bien représentés. En plus de coorganiser l’événement, Harold Bérubé y a présenté une communication sur les « newsboys » et les « newsgirls » de Montréal entre 1884 et 1929, ces enfants qui incarnent la présence de la presse dans les rues de la métropole.
Magda Fahrni, collaboratrice au LHPM, s’est intéressée aux efforts menés par les mouvements réformistes et les autorités municipales pour réagir au nombre croissant d’accidents dans ces mêmes rues en accentuant leur contrôle sur ces corps — en particulier celui des enfants d’ailleurs — qui y circulent.
Enfin, l’événement s’est terminé par un riche atelier sur le thème « Faire parler les rues : pratiques, récits et médiations », présidé par Martin Drouin, directeur du LHPM, et auquel participaient Joanne Burgess, codirectrice du LHPM, Éric Giroux de l’Écomusée du fier monde, Zoë Tousignant du Musée McCord-Stewart, ainsi que Anne-Marie Dufour, François Gignac, Dominic Duford et Valérie Poirier à la Direction du patrimoine de la Ville de Montréal, trois organismes partenaires du Laboratoire. Ce fut une belle occasion de discuter des différentes formes de médiation qui touchent la rue d’une perspective muséale et municipale.
Ces réflexions se poursuivront dans le cadre d’un second colloque qui, cette fois, aura lieu à Bruxelles en mai 2026. Restez à l’affût!

